Comme pour l’émission de CO2, toute activité humaine implique l’utilisation d’eau, directement ou indirectement et peut s’évaluer au travers d’une analyse de cycle de vie du produit qui prend en compte toutes les phases (favorables ou défavorables à la ressource en eau) visant à fabriquer le produit : extraction de la matière première pour l’emballage, transport, processus industriel, distribution mais aussi impact favorable des actions de protection sur la ressource en eau.
Evian, avec les autres entreprises adhérentes à la CSEM, a décidé de considérer la consommation d’eau, mais aussi de franchir une étape supplémentaire dans l’évaluation de leur impact en considérant le stress hydrique local. Le stress hydrique s’explique par l’impact local que constitue le prélèvement d’eau dans l’environnement. Ainsi, le prélèvement d’un mètre cube d’eau dans un milieu désertique aura un impact beaucoup plus conséquent sur le milieu naturel que le même prélèvement dans un site abondamment irrigué et soumis à de fortes précipitations, excédentaire en eau. Aussi, afin de refléter l’impact lié au différentiel local, les prélèvements sont affectés de coefficients tenant compte de la « situation hydro-géographique ». Cette démarche a impliqué un développement méthodologique complexe et la collecte de nombreuses données,
Enfin, dans de nombreux cas, l’activité de notre industrie a également des impacts favorables sur le milieu naturel au travers de politiques environnementales : préservation des sites d’infiltration, de zones humides, prévention des pollutions. Toutefois, Cet impact positif sur le milieu n’a pas été pris en compte dans l’analyse du cycle de vie.
Le résultat ainsi obtenu a permis de déterminer l’indicateur eau.
L’impact d’une bouteille 1,5L d’eau minérale naturelle est estimé à 0,12 L par litre bu par le consommateur.
Méthodologie :
Les entreprises membres de la CSEM participant à cette expérimentation ont utilisé le référentiel de bonnes pratiques BPX 30-323 défini par la Plateforme Ademe –Afnor , La méthode BPX 30-323 considère que les prélèvements d’eau issus de sites hydrogéologiques stables sont nuls, en raison d’une stabilité de la ressource en eau sur au moins 3 années , ce qui est le cas des eaux minérales naturelles. La CSEM a eu une démarche innovante pour le calcul de son indicateur eau en s’appuyant sur une méthodologie développée par un consultant en analyse de cycle de vie « Quantis ». Cet indicateur intègre la consommation d’eau et l'impact réel de cette consommation, et ce à chaque stade du cycle de vie de nos produits y compris la partie emballages, transport et fin de vie. Quantis s’est inspiré des derniers travaux de WFN ( Water Footprint Network ) et de ISO."
Ces travaux sont considérés par les experts internationaux du cycle de vie comme la base des futures normes en matière de mesure de l’impact en eau, et l’initiative des eaux minérales naturelles constitue donc une avant-première mondiale


